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Découvrir le concept d’interculturalité

Cours animé par : Filomena CAPUCHO et Claudine MUHLSTEIN-JOLIETTE L’objectif de ce cours était de prendre conscience de mon identité culturelle spécifique dans un cadre d’échange européen ou international. 3 travaux ont été rendu dans le cadre de ce cours: une … Lire la suite

Créer une épreuve de DELF : de la théorie à la pratique

Cours animé par: Filomena CAPUCHO & Claudine MUHLSTEIN-JOLIETTE

Le cours

Ce cours était animé par 2 enseignantes qui proposaient chacune des documents à lire avant de procéder à la réalisation du travail à rendre.

La partie de cours de Filomena Capucho traite davantage de l’évaluation en Langue Étrangères tandis que celui de Claudine Muhlstein Joliette se penche davantage sur la problématique concrète de la certification en ligne rattachée au projet du Master de créer un portail utile pour les futures promotions du master.

L’évaluation

L’évaluation de ce cours s’est faite par la création d’une évaluation de DELF B2 de Français Langue Étrangère. Émilie Viret et moi-même avons produit toutes les deux un entraînement à une épreuve complète du DELF au niveau B2 en FLE.

Nous avons donc effectué les tâches suivantes :

1- Choix des supports authentiques (documents textes et audio pour les différentes parties)
2- Production des questions et des corrections
3- Intégration sur Moodle
4- Paramétrage de la gestion automatisée des réponses
5- Test
6- Correction
7- Analyse réflexive sur nos productions

Et voilà le résultat final :

Descriptif des épreuves

Document réservé au candidat

Document réservé au correcteur

Le document réservé à l’examinateur

Bilan de notre travail de groupe

mes COMpétences à l’issue de cette formation :

[bientôt ici la liste des compétences avec en lien ma carte des compétence finale du master situant et hiérarchisant ces compétences]

Réponse !

Le chirurgien n’est autre que la mère de l’accidenté. Autrement dit, le chirurgien était une chirurgienne.

Toute cette conversation montre bien le problème que suscite l’emploi d’un genre grammatical…

Mais saviez-vous que ce problème de féminisation des noms de métiers n’existait pas auparavent ?

Faisons donc un petit saut dans le passé !

Les origines du français, vous le savez tous, viennent du Latin. Et là vous me demandez, féminisait-on les noms de métiers, fonctions grades ou titres en Latin ? Eh bien oui, mais c’était bien plus simple puisqu’il suffisait (je rappelle donc inutilement n’est ce pas que le latin est une langue avec déclinaisons) d’alterner des suffixes masculin/féminin. Les terminaisons en –us devenaient –a et celles en –tor par exemple devenaient, au féminin, -trix.

Un exemple :

À dominus correspondait domina (maître/maîtresse)

À auctor correspondait auctrix (auteur/celle qui produit, créé)

Puis, est apparu peu à peu l’Ancien Français. Du XIIè au XVIè, c’était la même chose quasiment car des masculin en –ier, -eor, -teure, -ien on faisait des féminins en –iere, -eresse, -trice, -ienne.

Ainsi, on avait :

Auctor qui faisait Auctrix en latin

et

Auctor qui donnait auctrice en Ancien Français.

Mais petit à petit, une autre distinction s’est faite selon les catégories d’activités :

  • Les métiers manuels, non valorisés

Les petits métiers à l’époque sont sexués et le sont toujours.

Par exemple, le terme de « poissonnière » apparaît déjà en 1389 dans un registre. Il n’y a aujourd’hui aucun problème avec la féminisation de ces noms de métiers.

  • Les titres de noblesse et les charges (dans le domaine religieux et juridique).

Dès les origines du français:

  1. Les titres nobiliaires sont sexués. Ils le sont restés. Par exemple, aujourd’hui, le suffixe –esse est péjoratif mais on disait bien à l’époque (et c’est resté) une comtesse, une duchesse et même une princesse !
  2. Dans le domaine religieux, la féminisation était déjà ambiguë. En effet, on disait la prévôste autant pour la femme du prévôt que pour la directrice des nonnes.
  3. La langue du droit est conservatrice, c’est pourquoi les anciennes formes de « demanderesse », « défenderesse » sont toujours actuels.
  • Les métiers valorisés

Ces métiers étaient eux aussi sexués. En 1230, on trouve chez Gautier et Cuincy (Miracle de Notre Dame) le termes de « phisicienne » par exemple.

On observe cependant qu’ensuite, à partir du XVIIe s. : la plupart d’entre eux, essentiellement ceux suffixés en –esse/-eresse, reçoivent une connotation péjorative.

C’est la littérature satirique du Moyen Age jusqu’au XVIe s. qui, raillant les femmes te les couvent de femmes ou parodiant le langage juridique par des créations en –esse et en -eresse, a porté le coup de grâce à ces 2 suffixes.  Ainsi, la difficulté de former le féminin des noms de métiers était plus d’ordre social que morphologique. On acceptait l’existence de mot comme « lavandière mais on se raillait d’astronomienne, advocate ou encore theologienne.

Il faut attendre le XXe s. pour qu’enfin les advocates, doctoresse, banquières…soient des femmes qui exercent ces fonctions. Aujourd’hui, l’INALF (Institut National de Langue Française)  observe une progression constante des formes féminisées dans l’usage.

Et là vous me dites :

Bon, très bien mais aujourd’hui… concrètement, je dis quoi :  « Une pompier », « une femme-pompier »,    « une pompière » ???

La suite dans le prochain épisode !

Devinette…

« Sur une route, un homme roule à vive allure, son fils à ses côtés. Tout à coup, c’est l’accident. Le père est tué. Blessé, l’enfant est conduit à l’hôpital. Mais le chirurgien qui le reçoit déclare: « Je ne puis l’opérer : c’est mon fils ! »

Et la devinette est la suivante : comment peut-on expliquer le propos du chirurgien?

(la réponse prochainement…)